L’Afrique absorbe plus de carbone qu’elle n’en relâche

Rédigé par Mike METZ | le 27/11/2008 | à 9:25 | Réagir ! | vu 34 fois

Si l’Afrique contribue de  manière significative aux gaz à effet de serre (GES) émis à partir d’autres sources que les carburants fossiles, il semble qu’elle  absorbe plus de carbone qu’elle n’en relâche dans l’atmosphère,  selon CarboAfrica, un programme de recherche international auquel  contribuent 15 institutions africaines et européennes ainsi que la FAO.

Selon l’étude par CarboAfrica des feux de forêt dans le parc  Kruger (Afrique du Sud), cité par la FAO dans un communiqué publié mardi à Rome et à Accra, des flux de dioxide de carbone dans les  forêts humides du Ghana et des modèles climatiques au Soudan  montre qu’en dépit de sa contribution mineure aux é missions de  GES à partir des carburants fossiles -moins de 4% du total,  l’Afrique apporte une contribution majeure en ce qui concerne les  émissions mondiales à partir de sources naturelles.

En ce qui a trait à la déforestation et aux incendies, les  émissions de l’Afrique représentent respectivement 17% et 40% du  total.

En outre, l’Afrique influence fortement les variations  atmosphériques de CO2 entre les saisons et d’année en année. A cet égard, la moitié des émissions peuvent être attribuées à l’Afrique.

« Les premiers résultats montrent que l’Afrique joue un rôle  clé dans le système du climat mondial », indique Riccardo Valentini de l’Université de la Tuscia et coordonnateur pour l’Italie du  projet CarboAfrica.

Celui-ci avait été créé en 2006 grâce à un financement de 2,8  millions d’euros du Département de la recherche de la Commission  européenne.

Ce qui compte le plus, précise M. Valentini, c’est la  différence entre le carbone capté par la photosynthèse dans les  vastes savanes et forêts de l’Afrique et le carbone relâché dans  l’atmosphère et qui résulte de la déforestation, des feux et de la dégradation des forêts.

« Les résultats concrets montrent jusqu’ici que l’Afrique  semble être un +réservoir de carbone+, c’est-à-dire qu’elle capte  plus de carbone de l’atmosphère qu’elle n’en émet », ajoute M.  Valentini.

« Si cela se confirme, cela voudra dire que l’Afrique contribue  à la réduction de l’effet de serre, atténuant ainsi les  conséquences du changement climatique. »

CarboAfrica a observé le cycle du carbone en Afrique  subsaharienne grâce à un réseau de stations de monitorage dans 11  pays au cours des deux dernières années.

Les résultats préliminaires, qui doivent être finalisés en  2010, font l’objet d’une conférence à Accra (Ghana) du 25 au 27  novembre 2008 à laquelle participent plus de 100 experts  gouvernementaux, des Nations Unies et de la communauté  scientifique internationale.

Source : Xinhua

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